BaBïl de Sarah Carré

Création avril 2022 coproduction Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine

Dès 4 ans Théâtre burlesque – Musique en scène

Avant-propos

Printemps 2020 : Stupeur face aux bouleversements engendrés par la crise sanitaire, assaillis
par tous les débats, le brouhaha médiatique, les querelles d’expertises…Dans ce contexte
inédit, Babïl de Sarah Carré résonne avec le chaos de notre contemporanéité.
Dans cet océan de novlangue, de folie collective où l’on n’écoute plus les maux, et où les mots
se vident de leurs sens, Babïl apparaît comme un souffle de clarté, de liberté et d’espoir de
reprendre la parole. Cette parole si précieuse.
Une année s’est écoulée depuis la genèse de ce projet, parfois, la situation sanitaire laisse
entrevoir des lendemains meilleurs et l’instant d’après les théâtres et les lieux culturels restent
fermés, les artistes contraints au silence de la programmation deviennent prolixes d’invention.
Babïl prend tout son sens. S’inspirant du mythe de Babel, Sarah Carré nous parle de la
nécessité de fraternité, de sororité, afin de remettre le « vivre ensemble » au cœur de notre
société. Voilà qui fait de Babïl un récit universel et profondément touchant.

Intentions

« Babïl de Sarah Carré questionne les relations humaines tant conflictuelles que pleines d’amour
avec humour et de subtilité. Babïl est propice à l’invention d’une grammaire corporelle propre
au jeu burlesque. Tohu et Bohu, les deux personnages de cette histoire incarnent deux histrions
dont les ressorts dramatiques ouvrent d’infinies possibilités. Leurs évidentes humanités mettent
en exergue toute la complexité et la beauté de l’être sans jamais se prendre au sérieux. Les
personnages sont confrontés à leur désir de gloire et de puissance, leurs orgueils, leurs doutes.
Babïl illustre la complexité des relations humaines : entre brouhaha et tendresse, méchanceté
et abandon, pouvoir et jalousie, amour et espoir. A l’instar des comédies burlesques de Keaton
ou Chaplin, il y a toujours un incident, une surprise, un imprévu qui éloigne les protagonistes de
leurs objectifs et, se faisant, devient magique. L’espace d’un instant, ce qui était impossible
devient possible !
Tohu et Bohu les deux personnages de ce récit sont d’âges incertains et leurs genres n’est pas
déterminés par l’auteure. Ils pourraient être aussi bien des hommes que des femmes. Le choix
est de les présenter comme deux voyageuses, traversant le temps, des rêveuses, remplies de
fantaisie et de naïveté, deux exploratrices glaneuses d’histoires , porteuses de légendes et
collectionneuses de mots.
Babïl raconte la difficulté joyeuse d’œuvrer ensemble et nous offre l’espoir d’y parvenir.
C’est un texte fin et intelligent sur l’importance de la maîtrise du discours, le pouvoir des mots,
leurs forces, leurs fragilités : le langage comme vecteur de liberté et non de servitude.
Comment prendre la parole, à qui appartient la parole ? Comment se faire entendre ? Se faire
comprendre ?
Babïl s’adresse en premier lieu aux enfants (cycle 1, 2 et 3) mais par sa finesse, son humour et
son intelligence d’écriture, cette pièce offre plusieurs degrés de lecture qui en font un véritable
moment de théâtre intergénérationnel.
Le choix consiste à jouer Babïl partout : une scène de théâtre, une place publique, une
bibliothèque, une école, un espace clos ou à ciel ouvert…
Les mots de Babïl vivent partout où cela sera possible. »

Marie Teissier

© Garance Legrou

L’équipe

  • Mise en scène : Marie Teissier
  • Collaboration artistique : Stéphanie Djoudi et Hélène Risterucci
  • Interprétation : Garance Legrou et Marie Teissier
  • Musique : Nicolas Naudet et Pascal Rousseau
  • Costumes: Alice Laforge
  • Lumières : Pierre Blostin

coproduction Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine